La commissaire à l'équité répond aux questions des journalistes concernant les mesures à prendre.
On ne peut pas dire qu'il y ait des organismes de réglementation en particulier qui traînent des pieds. Nous pensons qu'il existe des aspects systémiques qui sont pour ainsi dire ancrés dans les méthodes professionnelles des gens. Et ce que nous demandons, comme la loi nous invite à le faire, c'est qu'il y ait de la transparence, de l'ouverture.
Une personne qui se rapproche d'un organisme de réglementation doit savoir à quoi s'attendre : les documents qu'elle doit avoir, les processus d'appel en vigueur au sein de l'organisme, le montant des frais, ce qu'elle doit faire pour réussir; elle sait tout cela avant même de contacter l'organisme de réglementation.
Dessus ›Une personne qui abandonne est une personne de trop. Mais nous savons que le pourcentage d'abandon est élevé. [Ces gens] nous ont parlé de leurs métiers, et on pourrait classer un certain nombre d'entre eux dans la catégorie des personnes « sous-employées ». Il s'agit en outre de postes peu rémunérés dans des domaines extérieurs aux professions pour lesquelles elles ont suivi une formation ou sans lien avec l'emploi qu'elles occupaient avant de venir dans la province de l'Ontario.
Dessus ›Il est important que nous soyons tous clairement d'accord sur le fait que le système pour les docteurs - pour les médecins - est complexe, coûteux en temps et en argent, et frustrant pour les personnes.
Il y a trop de joueurs sur le terrain. Il y a trop d'organismes qui contribuent aux décisions finales permettant aux personnes de devenir médecins dans cette province.
Il est donc important que nous réunissions tous les acteurs autour d'une table pour voir comment nous pourrions définir clairement ce qu'il convient de faire. Qui assume quelles responsabilités, parce que chaque organisme vous explique : « Eh bien, voilà ce que je fais, c'est ma partie et je ne suis pas responsable de cette autre partie » ou « Voilà ce que je fais; je ne sais pas ce qui se passe ailleurs une fois que ma partie est terminée ».
Alors ce que je demande c'est que le ministère assume sa part de responsabilité pour réunir tous les acteurs autour de la table, maintenant que nous avons la Loi sur l'accès équitable aux professions réglementées. C'est quelque chose, je veux dire, avant, il y avait des cloisons, mais maintenant que la loi exige que l'inscription soit équitable, transparente, objective, impartiale et effectuée en temps opportun, je peux vous dire : « Retrouvons-nous tous, dès à présent, autour de la même table et réglons les problèmes ». C'est important que nous le fassions.
C'est pourquoi j'ai publié ces recommandations. J'espère que le ministère de la Santé et des Soins de longue durée trouvera les moyens de mener le processus à son terme, de réunir les groupes autour d'une table. En même temps, ça ne peut pas durer éternellement. J'estime que si aucun progrès n'est constaté au 1er juillet [2010], si rien n'a été fait pour réunir ces groupes, le Bureau du commissaire à l'équité fera les efforts nécessaires, conformément à sa mission et aux mesures de conformité figurant dans la loi.
Dessus ›